| À propos des zones-gâchettes. Il y a des zones de 'terrain miné' dans notre communication, des zones d'hypersensibilité qui déclenchent des réactions violentes Cela touche des zones où notre liberté est touchée et notre pouvoir atteint. |
Une gâchette de pistolet, on l'effleure à peine et le coup part. Le point-gâchette, c'est cette partie de moi-même extrêmement sensible : si on la touche, soit je bondis, soit je me ferme comme une huître. Ce lieu où je fais l'expérience que je ne suis pas libre de mes réactions et suis quelqu'un de susceptible qui ne contrôle pas forcément d'emblée ses humeurs.
Un mot, une attitude, le ton de la voix, un rien parfois et le feu rouge s'allume : je vois rouge ! Il y a des moments où il suffit de tellement peu pour que je réagisse avec violence. Ou j'explose, ou je me renferme complètement sur moi-même et cela provoque une crise dans ma communication avec les autres.
Des crises de dialogue :
- Il y en a dans la Bible : Ex 32, Luc 15, Luc 22-24, Jn 4,9
- Nous pouvons aussi le vérifier dans notre vie quotidienne
particulièrement dans la vie familiale. Citons quelques
exemples vécus :
| Quand le rouge s'allume-t-il ? |
| Pourquoi le rouge s'allume-t-il ? |
L'origine de mes zones-gâchettes ? Reprenons nos exemples :
À la rencontre de 2 personnes, il y a rencontre de 2 univers différents :
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Moi avec |
![]() |
Toi avec |
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mon sexe |
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Une rencontre mystérieuse
où chacun va percevoir, filtrer les mots, la voix, les attitudes, les comportements de l'autre en fonction de sa propre histoire personnelle, de son propre univers.
![]() l'écoute - la tendresse rapprochent |
![]() les points-gâchettes - la susceptibilité éloignent |
| Attention à l'orange
! Comment réagir ? |
Les attitudes stériles
On reste au STOP quand dans nos difficultés de relations et nos conflits :
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"Je
n'y arriverai pas !" "C'est pas grave, ça va passer". "Je suis comme ça, rien à faire". "Ouh là là où allons-nous !" Je fais comme si rien ne s'était passé pour éviter la confrontation. |
| Comment passer au vert ? |
« Celui qui fait la Vérité vient à la Lumière, Jésus n'est pas venu pour juger mais pour sauver le monde » (Jn 3, 20-21)
Pour que le feu passe au vert, il
s'agit d'être honnête et vrai(e) avec soi-même.
Pour cela le Seigneur m'invite à accueillir mes blessures
et à entrer dans
un chemin de libération.
Les attitudes fécondes
1. Choisir le dialogue en évitant discussion, analyse ou orgueil du savoir. Il s'agit d'accueillir la différence de l'autre sous le regard de Dieu.
2.
Accueillir mes blessures. Il ne s'agit pas de faire de l'introspection,
de m'analyser, mais de laisser le Seigneur me révéler
mes blessures, mes fragilités, mes points gâchettes
car Lui seul peut les guérir, les apaiser dans Sa Tendresse.
Ma seule volonté n'y suffit pas !
Je suis invité(e) dans la prière à reconnaître
où j'ai mal, ce qui me fait mal et à le présenter
avec confiance à Sa Miséricorde où à
écouter l'autre me dire ce qui l'atteint dans ma manière
d'être : ce qui le blesse, l'écrase
3. Me reconnaître pêcheur et accueillir la miséricorde de Dieu.
Voilà des bavardages subtils qui, en apportant de l'eau au moulin, peuvent exclure, ridiculiser ! Sans compter avec toutes les injustices dont nous sommes plus ou moins indirectement complices. Devant ces manières d'être, de faire de nos sociétés, plus je reste en connivence et plus je perpétue le péché. Je vais par exemple continuer à dire que les Écossais sont des avares ! Que les Chinois sont des voleurs ! Que les Belges sont des gens naïfs dont on peut rire ! Etc...
4. Pour entrer dans un chemin de conversion et de libération.
Par la grâce du Baptême,
le Seigneur me propose de passer
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de mes blessures |
où je deviens responsable de mes pensées de mes paroles et de mes actions |
La Bonne Nouvelle de l'Évangile m'invite à m'accueillir et à me situer :
Dans le 'terrain miné' de nos communications quotidiennes entre homme et femme, entre époux et épouse, entre parents et enfants, entre frères et soeurs Il est - Lui - le meilleur des démineurs (Ph 2). Son action libératrice n'est-elle pas à l'oeuvre d'une manière simple dans chacune de nos vies quand nous le lui demandons dans la prière et les sacrements que nous propose l'Église ?
"Oui, Seigneur,
je suis susceptible.
Vois cette zone gâchette qui mine et complique mes relations.
S'il te plaît par la grâce de ton Esprit vient mettre
le cran d'arrêt !"
Proposition pour prolonger la réflexion en couple ou en famillePremier temps : Chacun peut partager un point-gâchette. Deuxième temps : Après avoir pris le temps de
s'écouter (sans réagir) Troisième temps : C'est le temps de l'offrande où ensemble nous nous tournons vers le Père qui est toute paix. On peut Lui présenter nos fragilités et Lui demander sa grâce pour que l'écoute profonde, l'unité et la communion grandissent dans notre couple, dans notre famille ou notre communauté. |