OUVERTURE
Comment nos paroisses peuvent-elles attirer les hommes de notre temps dans notre bonheur d'être aimés ? Ce Tychique vient prolonger la réflexion déjà amorcée dans le précédent numéro. Puisse-t-il aider les baptisés que nous sommes aujourd'hui à faire une sorte «d'examen de conscience à l'envers» (comme dirait un moine de l'abbaye de la Pierre qui Vire), à nous examiner «non sur notre misère mais sur notre grandeur» : celle d'être les bien-aimés du Père qui nous envoie le dire au monde entier. Nous découvrirons alors un péché plus fondamental peut-être, la «faute principale» qui guette plus ou moins les paroissiens aux curs incertains que nous sommes bien souvent, celle du découragement, du nez trop fixé sur ce qui ne va pas !
Sommes-nous fiers du don de la foi ? Comment le recevons-nous
à chaque instant de notre vie de baptisé ? À
chaque moment de notre vie paroissiale ? Ce don qui nous fait
«fils et filles de la Lumière» à l'instar
des premiers chrétiens qui vivaient sans complexe et au
grand jour ce titre de noblesse. On peut penser aux milliers de
jeunes qui, dans quelques semaines lors des J.M.J., proclameront
et chanteront en plein vent qu'ils sont «fils et filles
de Roi ».
Et ils auront raison ! Raison de se réjouir de la grandeur
du don de Dieu qui fait de nous des "sauvés",
et nous appelle à ne pas mettre sous le boisseau la lumière
de Son Fils.
L'été et le temps des vacances (pour ceux qui le
peuvent) se prêtent bien à la détente et à
un vrai recul Mais lequel ?
Cet été 2000 n'est pas ordinaire ! Il est celui
de l'Année Sainte et comporte la promesse d'être
jubilaire, « donateur de vie » et de joie, si nous
choisissons de revenir à l'Essentiel, à la Source
en laissant l'Esprit de Jésus nous reposer
Amis lecteurs, permettez-moi de proposer à votre méditation
une histoire qui pourrait être
comme une parabole pour chacune de nos vies et pourquoi pas la
vie de chacune de nos paroisses. Puisse-t-elle soutenir comme
en toile de fond la lecture des articles et témoignages
qui, au fil des pages, ne visent au fond qu'une chose : revoir
nos priorités pastorales et être renouvelé
dans nos «manières de vivre et de sentir avec l'Église».
Dans «la maison de tous» que devrait être notre
paroisse, «quels gros cailloux» mettrons-nous en premier
pour bâtir sur le roc notre Vie d'Église ? Notre
vie ? (tout court).
Denise Vincent