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Martine et Michel, habitent avec leurs quatre enfants au premier étage du presbytère de la paroisse de Mazargues à Marseille.
Depuis plus d'un an, ils sont permanents au service de la paroisse avec deux prêtres de la Communauté du Chemin Neuf.
Notre fils aîné est étudiant à Paris et les trois autres (16 ans, 14 ans et 7 ans) sont avec nous. Les paroissiens nous ont vu arriver avec beaucoup d'appréhension. Qu'est-ce que cette communauté ? Qu'est-ce qu'une famille peut bien faire dans un presbytère ?
Jean-Baptiste, notre dernier fils,
nous a beaucoup aidés,
sans le vouloir, dans notre insertion.
Il va à la petite école, anciennement paroissiale,
juste à côté de la maison. Là, quatre
fois par jour, je rencontre les mamans catéchistes, des
familles du quartier. Quand ils ont une question pour la paroisse,
ils viennent me voir naturellement. Les liens entre les institutrices
et la paroisse sont naturels et quotidiens pour moi. D'autre part,
les institutrices et moi luttons « pied à pied »
pour faire travailler Jean Baptiste qui n'aime pas l'école
et qui nous donne beaucoup de mal. À travers ses difficultés
j'ai créé beaucoup de liens fraternels à
l'école.
Au presbytère il fait « craquer » les grands-mères
qui viennent faire les permanences d'accueil. Il nous a, malgré
lui, aidés à être acceptés par quelques
piliers de la paroisse du troisième âge. Le fait
de pouvoir parler, avec les mères de familles et les grands-mères,
de mes soucis et questions comme n'importe quelle mère,
m'a vraiment rapprochée d'elles et me donne beaucoup de
joie.
Avec Alpha,
une vie fraternelle simple
avec toutes les générations
Je suis étonnée de voir en arrivant sur la paroisse combien les groupes étaient cloisonnés, un groupe étant souvent lié à une génération (catéchèses, la conférence Saint Vincent de Paul, visiteurs de malades). Ils se connaissaient très peu ou pas du tout entre les groupes. Je crois que c'est en train de changer, peut-être grâce au cours Alpha où toutes les générations se retrouvent aussi bien chez les serviteurs que chez les participants.
Nous ne sommes pas
des gens "à part"
Un autre aspect a été surprenant, c'est ce que
nous avons vécu avec notre fille. Elle est en Première
et n'avait aucune envie que ses copains et copines de classe sachent
ce que nous vivons. Je la comprends bien. À son âge
elle veut être comme tout le monde en habitant au presbytère.
Or elle va à l'école de la Trinité, tout
près de la maison et les surs de son école viennent
tous les jours à la messe et sont proches de la paroisse.
J'ai alors fait connaissance, par la paroisse, de la maman de
sa meilleure amie. Celle-ci a donc su où nous vivions et
n'a pas réagi.
Et puis Michel est parent délégué avec un
autre monsieur. Et surprise ! Ce monsieur est le gendre d'une
dame qui vient régulièrement faire des permanences
à l'accueil. Un autre garçon de la classe a donc
su où nous vivons et n'a pas réagi non plus. Oh
surprise ! Finalement Marie se rend compte que nous faisons partie
d'un réseau de relations fraternelles dans la paroisse
et les choses sont naturelles. Elle commence à parler de
la fraternité des "16-18 ans" à quelques
amies proches !
L'amitié de deux copains
fait des miracles !
Une troisième surprise a été notre fils,
François, de 14 ans qui a voulu devenir enfant de chur
car son meilleur copain de l'école est enfant de chur.
Si on me l'avait dit, il y a deux ans, je ne l'aurais jamais cru
!
L'amitié de deux copains fait des miracles !
Nous avons la chance de vivre, avec les deux prêtres, une vie fraternelle simple et joyeuse. Cette joie, les éclats de rire, attirent du monde au presbytère. Les gens se sentent à l'aise je crois, et aiment bien venir nous voir. Ils ont envie de goûter quelque chose de cette vie fraternelle.

Au presbytère
les éclats de rire
attirent du monde
Plusieurs fois les dames de la permanence viennent me donner
le coup de main pour préparer le repas. Elles me partagent
leurs recettes de cuisine et leurs soucis aussi. C'est super de
se sentir frères et surs ! Ce week-end des engagés
de la Communauté, c'est une dame de 70 ans, qui ira chercher
Jean-Baptiste à l'école et le fera travailler. C'est
très émouvant pour elle, car elle a fait toute sa
scolarité dans cette école.
Il y avait, à l'époque, Mademoiselle Baptistine
qui a marqué des générations d'élèves.
D'ailleurs depuis un an, l'école s'appelle Saint-Jean-Baptiste,
en mémoire de Madamoiselle Baptistine et Jean-Baptiste
est très fier que l'école ait pris son nom juste
après son arrivée.
Voilà la paroisse, c'est plein de vie. C'est une vraie
joie pour nous de partager la vie du presbytère